Communiqués de presse

mocLe rassemblement, ce dimanche dans les rues de Bruxelles, de 5.000 extrémistes opposés au Pacte de l’Onu sur les migrations est un moment sombre de l’histoire récente de notre pays. Comment en effet ne pas s’inquiéter de voir défiler au cœur de la capitale de l’Europe, un ensemble d’organisations d’extrême droite aux revendications racistes et aux slogans les plus abjects.

 

Sur les réseaux sociaux ou dans des manifestations publiques, nous assistons aujourd’hui à une dangereuse libération de la parole raciste. Celle-ci doit indéniablement être mise en lien avec le positionnement, les propos et les actes politiques initiés par la N-VA qui, durant quatre années, a donné le ton du gouvernement fédéral, particulièrement sur les questions d’asile et de migration. L’instrumentalisation et les mensonges liés au Pacte de l’Onu sur les migrations par le parti nationaliste flamand en sont une illustration parfaite. À ce titre, les partis qui ont accepté d’accompagner la N-VA au pouvoir doivent aujourd’hui assumer leur responsabilité quant à la montée des questions identitaires en Belgique.

 

La tenue de cette marche brune n’est pas un phénomène à minimiser. Sans réaction de l’ensemble du monde politique démocratique, le MOC craint que les thèmes nauséabonds chers à l’extrême droite gagnent du terrain. À l’approche des élections et dans une situation politique particulièrement préoccupante, il incombe à présent aux partis démocratiques d’élever le niveau des débats, d’arrêter d’alimenter les peurs et, surtout, d’apporter des réponses sociales, économiques et politiques pour que les citoyens en mal de repères et subissant les affres de l’austérité s’éloignent des tentations de vote extrémiste.

 

À l’instar de la Plateforme citoyenne de soutiens aux réfugiés et des nombreuses associations qui luttent contre le racisme et le rejet de l’autre, les citoyens et la société civile font leur part du travail. Au monde politique de faire le sien !

 

Christian KUNSCH,
Président du MOC

mocLe MOC a pris acte de la démission des ministres N-VA du gouvernement fédéral et du remaniement ministériel qui en a découlé. C’est donc un gouvernement largement minoritaire que dirigera le Premier ministre Charles Michel durant les prochains mois.

 

Les conclusions à tirer de cette séquence politique particulièrement dispensable sont nombreuses. La plus fondamentale d’entre elles concerne la totale déconnexion de cette crise politique par rapport aux réalités que vivent la grande majorité des Belges. À l’heure où les urgences sociales et climatiques exprimées par tant de citoyen.ne.s attendent des réponses cruciales et immédiates, le gouvernement MR/N-VA s’est enfermé dans des postures électoralistes qui ne grandissent pas le débat politique. Pire, les partis politiques à la manœuvre donnent l’impression d’une crise programmée qui aura pour conséquence de nourrir encore un peu plus la défiance de la population envers ses gouvernants.

 

Par ailleurs, s’il faut se féliciter de la signature par la Belgique du Pacte de l’ONU sur les migrations, il s’agit de ne pas être dupe pour autant quant au déroulement du psychodrame qui a précédé cette signature. Le positionnement de plus en plus extrême de la N-VA a été permis par le manque de fermeté du parti du Premier ministre envers un partenaire qui a donné le ton depuis quatre années en termes de politique migratoire. Cette course vers l’extrême droite que l’on observe chez nous comme dans de trop nombreux pays d’Europe et du monde est particulièrement préoccupante et demande une réponse forte de nos formations démocratiques. Il en va de leur responsabilité de ne pas s’embarquer dans une campagne électorale guidée par les débats identitaires.

 

Après quatre années d’un gouvernement MR/N-VA qui n’a cessé d’opposer plutôt que de rassembler, nous vivons dans une société abîmée et une démocratie fragilisée. Délesté de son parti le plus clivant, le gouvernement minoritaire de Charles Michel a aujourd’hui le devoir d’écouter la colère et les préoccupations citoyennes et de faire revivre la concertation sociale. Cela inclut, au-delà des mots, d’apporter des réponses claires et précises au niveau de l’urgence climatique, de la lutte contre les inégalités sociales et d’une politique migratoire enfin plus humaine. Une attention première doit être portée aux revenus et au bien-être de la population, avec une priorité pour les plus démuni.e.s et les laissé.e.s-pour-compte.

 

La confiance des citoyen.ne.s envers les institutions ne pourra être restaurée qu’à ce prix.  

 

Christian KUNSCH,
Président du MOC

Postale50nuancesdeBlack Page 1Le risque est immense que cet après-midi, le gouvernement passe en force pour faire adopter la loi relative à la relance économique et au renforcement de la cohésion sociale. Sous ce beau nom se cache la légalisation de paiements au noir : dans le cadre du travail associatif, des services occasionnels entre citoyens et du travail d’économie collaborative sur des plateformes agréées.

 

Alors que seulement quelques sportifs flamands soutiennent le projet, une alliance unique se crée pour le rejeter : aussi bien les volontaires, les syndicats, les fédérations des employeurs, les classes moyennes, les associations,…. tous ont fait parvenir à la ministre De Block un rejet mais aussi un nombre significatif d’amendements et de modifications.  

 

Plutôt que d’intégrer l’ensemble de ces éléments dans le projet de loi, la majorité a préféré inventer un nouveau fonctionnement parlementaire : voter une mauvaise loi et annoncer avant même de la voter qu’une loi correctrice sera adoptée prenant en compte les critiques sur cette loi.  

 

Lors de plusieurs contacts avec le MR, celui-ci s’est engagé formellement à déposer pour fin juin le projet de loi correctrice. Mais à ce jour, aucune nouvelle. Pire, malgré  les nombreux avis et les propositions d’amendements transmis, le MR continue à dire qu’il n’a reçu des demandes de modifications que du Nord du pays.

 

On peut aussi se poser la question de savoir quelle est la place de la démocratie lorsqu’un dispositif administratif (plateforme d’enregistrement à l’ONSS) est mis en place bien avant l’adoption de la loi ? D’autant plus si la Ministre n’arrête pas d’en faire la publicité.

 

Les effets désastreux sur la Sécurité sociale, sur le volontariat, sur la protection au travail, sur la qualité des services, sur la professionnalisation,… ne sont-ils pas plus à prendre en compte qu’un marchandage politicien dans le cadre du « Zomer akkoord » ?

 

La plate-forme reste à disposition pour expliciter les éléments sur lesquels des modifications devraient être apportées. Les nombreux avis des instances consultatives sont repris sur le site www.50nuancesdeblack.be.  En attendant, nous appelons tous les parlementaires à rejeter, en son état actuel, cette loi catastrophique

 

Black

 

mounirLa FGTB, la CSC, le MOC, le CEPAG, le CIRE, Globe Aroma se félicitent de leur libération et dénoncent la politique migratoire.

Mounir Tahri, militant syndical et Jiyed Cheikhe, artiste peintre, tous deux sans-papiers détenus en Centre fermé depuis le 9 février 2018, suite à leur arrestation au centre culturel Globe Aroma, sont libérés.  


La CSC, la FGTB, le MOC, le CEPAG, le CIRE, Globe Aroma, la Coordination des sans-papiers, les dizaines d’associations solidaires et plus de 100 délégations syndicales ayant adopté une motion de solidarité avec les deux travailleurs sans-papiers se félicitent, avec Me Vincent Lurquin, l’avocat des deux militants, de la libération de Mounir et Jiyed, détenus en centre fermé depuis 4 mois, suite à leur arrestation à Globe Aroma !


Les deux compagnons d’infortune n’ont pas été libérés ensemble. La nouvelle de la libération de Jiyed Cheikhe est survenue mardi 5 juin. Les organisations de soutien s’en réjouissaient. Mais la nouvelle était sous embargo afin ne pas mettre en péril la décision de libérer Mounir Tahri.


En effet, cette dernière avait été prononcée par la Chambre du Conseil le 31 mai, mais suspendue par un recours en appel signifié, non par le Procureur du Roi (représentant les intérêts de la société), mais par le Secrétaire d’État à l’asile et à la migration, représenté par l’Office des Étrangers. Mounir Tahri et Jiyed Cheikhe sont tous deux restés détenus au centre fermé 127 bis respectivement jusqu’à mardi et ce jeudi 7 juin. La question de la séparation des pouvoirs reste posée avec l’acharnement du gouvernement Michel contre les travailleurs sans-papiers. Alors qu’il est avéré dans le cas de Mounir du moins, qu’il a été exploité pendant des années.


Le dossier de Mounir Tahri était pendant en justice depuis 2013 pour exploitation aggravée face à plusieurs sociétés de nettoyage, sous-traitantes du Foyer Anderlechtois. Mounir Tahri a travaillé en Belgique depuis 2006. En avril 2018, le Tribunal du travail a condamné ses anciens employeurs à lui verser enfin les longs mois de salaires qu’ils n’avaient pas voulu lui payer. Exploité, non payé et détenu en centre fermé pendant 4 mois : cette situation déshumanisante est-elle digne d’un Etat de droit ?


D’autres questions sont posées : sans parler de la violation de droits fondamentaux, que faut-il penser des coûts d’une telle politique? A titre d’exemple, 118 jours de privation de liberté en centre fermé à 188€/jour revient à un budget de 44.368 € pour deux personnes. De plus, la joie est de courte durée car la liberté des deux militants est factice : à défaut d'avoir des papiers, ils sont dans une situation précaire. Les organisations appellent à soutenir la Coordination des sans-papiers lors de la mobilisation de dimanche 10 juin à 14h Gare du Nord pour la régularisation des sans-papiers.

 

Les organisations syndicales et les associations réclament :
-    Une politique migratoire hospitalière et respectueuse de tous les droits humains ;
-    La fermeture des centres fermés pour étrangers ;
-    La lutte contre l’exploitation des travailleurs immigrés en séjour irrégulier, la fraude et le dumping social. Il faut au contraire donner des moyens à l’inspection sociale au lieu de les investir dans la répression des travailleurs sans-papiers ;
-    La fin de la criminalisation des sans-papiers et des personnes solidaires des sans-papiers ;
-    Des solutions humaines pour tous ceux qui se trouvent en Belgique depuis longtemps et qui n’ont pas encore de permis de séjour.
-    La régularisation des sans-papiers sur base de critères clairs et permanents, notamment sur base de l’ancrage durable des personnes en Belgique de leur vulnérabilité, de la longueur de la procédure. Une commission indépendante doit être systématiquement impliquée dans les dossiers de régularisation, afin de limiter le pouvoir discrétionnaire de l’Office des Etrangers

 

Contacts
CSC : Ayla Serbest
FGTB : Coline Laloy 0497 91 44 49

Photo Ariane EstenneCe mardi 5 juin, le Conseil politique du Mouvement Ouvrier Chrétien, rassemblé à Namur, a élu Ariane Estenne comme présidente du MOC.

 

Après avoir présidé le Mouvement durant un mandat et demi (5 ans), Christian Kunsch prendra en effet sa pension à la fin de l’année 2018, conformément à ce qu’il avait annoncé lors de sa deuxième élection. Il assumera donc ses fonctions jusqu’au 31 décembre prochain.

 

Ariane Estenne a été élue pour un mandat de quatre ans, avec prise de fonction officielle dès janvier 2019.

 

Ariane Estenne, 34 ans, est actuellement conseillère en éducation permanente au cabinet de la ministre de la Culture Alda Greoli (FWB). Après des études de sciences politiques et de journalisme, elle forge son expérience de terrain et de pilotage au sein du Mouvement féministe d’éducation permanente Vie Féminine, comme coordinatrice de la Caravelle des Droits des Femmes et secrétaire générale adjointe.

 

Aujourd’hui, forte de son parcours et de l’expérience acquise, elle s’apprête à présider le MOC, convaincue que tous les défis socio-économiques, culturels et démocratiques auxquels nous faisons face appellent à croiser les regards et les expériences des travailleur.euse.s, des usager.ère.s et des citoyen.ne.s. Tous ces enjeux, actuels et à venir, appellent à renouveler et approfondir les décloisonnements, les convergences et les alliances entre syndicalisme, mutualisme, féminisme, économie sociale et éducation permanente.

 

Christian Kunsch salue l’élection d’Ariane Estenne : « Je n’ai aucun doute sur le fait que je cède ma place à une personne dynamique qui, avec ambition et détermination, s’engagera à reprendre le flambeau pour porter plus haut encore les valeurs du MOC et son action ».

 

Le MOC compte poursuivre son combat et peser toujours plus concrètement sur l’agenda politique, socio-économique et culturel, pour une société porteuse d’égalité, de solidarité et de justice.

 

Pour toute demande d’interview ou d’informations complémentaires, la nouvelle présidente se tiendra à disposition de la presse dès son entrée en fonction, en janvier prochain.

 

Contact presse: Nicolas Roelens, 0485/89.83.95 nicolas.roelens@moc.be

 

                             logo ep                       

© 2009 MOC

moc-homeChaussée de Haecht, 579 à 1030 Bruxelles.
moc-phoneTél : 02 246 38 01 - Fax : 02 246 38 55
moc-email secret.gen@moc.be